Le ventre d'Ivi Kromm

Journal de bord, transport en commun et digestion de vers.

06 mars 2009

Train de nuit

Comme je n'ai pas pu prendre l'avion à cause de ma carte d'identité, j'ai décidé de descendre à Toulouse. Je me suis arrêté, pour la première fois de ma vie, à St Pierre des Corps et puis j'ai dû remonter vers Paris pour prendre une correspondance aux Aubrais Orléans. Les deux gares évidemment n'ont plus de bars ou de sandwicherie ouverts après 20h30 et je me suis retrouvé à les arpenter dans tous les sens pour trouver à manger. Ce n'est qu'aux Aubrais que j'ai encore une fois réalisé qu'on gagne en temps et en argent à faire soi-même son parcours en plusieurs billets, car si mon trajet était le moins cher des Paris-Toulouse, tout aurait été plus simple si j'avais pris un Paris-Orléans puis une navette jusqu'aux Aubrais. Ça m'aurait évité un aller-retour absurdeen région Centre et ça m'aurait aussi permis de manger tranquillement, car le temps que je demande à une jeune fille de m'indiquer quelque chose, le dernier tram avant 25 minutes était parti. Moralité: c'est partout pareil, faut connaitre.

Comme je ne suis plus adepte du ventre vide je me suis résigné à m'adresser aux distributeurs qui allaient une nouvelle fois me confronter à l'absurdité anecdotique mais si délirante dans ces moments! Distributeurs de bouffe, donc: je mets deux euros puis regarde un peu les choix. Je me souviens que dans le temps j'avais octroyé aux snickers le meilleur rapport nourrissant/prix. Je tape le numéro 32, je tourne... Les snickers avancent... Et le tire-bouchon s'arrête juste avant qu'ils ne tombent. Je n'y crois pas. Je reste planté là une minute puis tente de petits coups sur la machine - sans effet - avant de me lancer sur les quais à la recherche d'un contrôleur. Personne. Je fais des allers-retours entre la machine et les quais puis me replante face à elle, incapable. C'est alors que sans trop y penser j'ai l'idée d'appuyer sur "retour monnaie". Et voilà deux pièces d'un euro qui arrivent! Enjoué, je les inserre aussitôt dans le distributeur - après une hésitation, quand même - et refais le 32. Les snickers tombent, le tire-bouchon continue de tourner... J'espère en secret qu'un deuxième lot va suivre le premier: bingo! Et me voilà avec quatre snickers. Ensuite j'opte pour le cappuccino. Il y a du café partout par terre alors je maintiens le gobelet qui se remplit, me méfiant de cet automate comme de la peste. Il ne rend aucune monnaie. Sur ma lancée depuis les snickers, j'appuie sur "retour monnaie" et il me renvoit un euro: parfait puisque c'était 1€10 et que j'ai mis 2€! Ça a l'air de rien comme ça mais ça m'a procuré une joie intense. Alors je suis allé m'asseoir pour déguster tout ça et me rappeler combien les snickers c'est dégueulasse et pâteux et le cappuccino de gare plus que douteux. Dans 40 minutes, je prends le train couchettes à destination de Toulouse Matabiau.

J'y arriverai à 6h41, et puis j'irai boire un café avant de chercher l'immeuble de la pote de ma pote qui a le double des clefs et qui va me les lancer du balcon car elle ne peut sortir, étant très malade. Avec ça je chercherai l'immeuble de ma pote et passerai la journée à méditer sur mon triste sort avant de préparer le dîner et de rigoler avec elle à mon voyage, à moi, à nous.

23/02/09 Les Aubrais Orléans.

Posté par Ivi Kromm à 12:36 - Bla bla[2] - Perma [#]

Bla blas

    Comme quoi, il n'était pas si inutile, ce petit détour en région Centre... Eh oui, mes petits parcours de travers tournicotent pas mal en Berry...

    Justine, 19 mars 2009 à 15:34
  • Ehe, non, rien n'est jamais complètement inutile... Alors j'étais dans le Berry sans le savoir? Je sais pas pourquoi, mais, "ça m'étonne pas" que tu sois dans ce coin là!

    Ivi, 20 mars 2009 à 13:23

Blablater